Tempêtes

Source: 123rf.com

Bases

Une tempête peut survenir partout en Suisse et développer des forces considérables. Lors de rafales, la force du vent agissant est localement démultipliée, par exemple sur les toits et les façades. Quand les forces de pression et d’aspiration sont cumulées, elles se renforcent mutuellement, par exemple au niveau des avant-toits ou si le bâtiment n’est pas étanche à l’air. Les normes suisses de construction exigent une bonne résistance aux tempêtes.

Objectif de protection recommandé : Le bâtiment, les parois extérieures et le toit résistent entièrement à un vent tel qu’il en survient tous les 50 ans ; aucun élément ne s’arrache (pression dynamique de référence selon la norme SIA 261 / annexe E).

Types de tempêtes

Les tempêtes hivernales surviennent à la transition entre les zones climatiques subtropicale et polaire, à une latitude de l’ordre de 35 à 70 degrés. Des vagues d’air polaire y rencontrent des masses d’air chaud subtropicales, ce qui provoque la formation de tourbillons dépressionnaires de grande étendue. L’intensité des zones de tempête, proportionnelle à la différence de température entre les deux masses d’air, est donc la plus élevée à la fin de l’automne et en hiver, lorsque les mers sont encore chaudes alors que les masses d’air polaire sont déjà très froides. Les rafales atteignent des pointes de 39 à 56 m/s (140-200 km/h). Dans les cas extrêmes, elles dépassent même 70 m/s (250 km/h) dans les Alpes. Comme les zones de tempête (zones dépressionnaires) peuvent avoir un diamètre de 1000 à 1500 km, ce phénomène est celui qui cause les dommages les plus onéreux par événement en Suisse.

Les tempêtes orageuses représentent les vents de forte intensité les plus fréquents en Suisse. Elles surviennent principalement en été et localement, quand de grands nuages se forment sous l’effet de l’ascension d’air chaud et humide. L’instabilité thermique en résultant est à l’origine de la formation du vent. Cette instabilité est liée à la présence de montagnes ou à l’arrivée d’un front. Les rafales des tempêtes orageuses peuvent atteindre localement des pointes similaires à celles des tempêtes hivernales. On distingue les orages unicellulaires, multicellulaires et supercellulaires (correspondant à une augmentation de la durée et de la violence de l’orage). Les orages unicellulaires forment les orages de chaleur typiques de l’été, d’une courte durée (jusqu’à une heure). Les orages multicellulaires durent d’une à trois heures et sont fréquemment accompagnés de rafales et de chutes de grêle. Les orages supercellulaires durent d’une à six heures et contiennent une cellule en rotation, qui se déplace localement. Ils peuvent être accompagnés de grêle, de rafales de vent, de vents violents descendants (« downbursts ») et occasionnellement de tornades.

Les tempêtes de foehn sont composées de vents chauds, secs et souvent violents sur le versant de la montagne non exposé au vent. Il souffle sur le versant nord des Alpes lorsqu’il y a un afflux d’air en provenance du sud. Sur le versant sud des Alpes, on parle de « foehn du nord », lorsque des masses d’air froid traversent l’arc alpin en provenance du nord ou du nord-ouest. La température élevée et la sécheresse du foehn sont dues au fait que de l’air chaud et humide est forcé de remonter le versant de la montagne exposé au vent, si bien qu’une partie de l’eau y tombe sous forme de pluie (précipitations de barrage). Ainsi, lorsque le foehn redescend, l’air est plus chaud et plus sec qu’à la montée. Le régime de foehn s’installe fréquemment en hiver. La distance exceptionnelle à laquelle porte la vue lors du foehn est due à l’extrême sécheresse de l’air (appelée « fenêtre de foehn »). Les nuages recouvrant le versant exposé au vent débordent quelque peu de la ligne de crête sous la forme d’une puissante paroi, revêtant l’aspect d’un « mur de foehn » vu du côté non exposé au vent. Les vents soufflant sous un régime de foehn peuvent atteindre l’intensité d’un ouragan, à l’exemple de l’événement du 16.11.2002, avec des pointes de vitesse de 60 m/s (215 km/h) dans les Alpes orientales.

Les tornades n’affectent pas seulement le Centre-Ouest des États-Unis, mais surviennent sous des latitudes tempérées dans le monde entier. Naissant fréquemment dans des cellules orageuses, le long de fronts d’intempéries, elles peuvent être accompagnées de grêle. Le diamètre moyen de la colonne des tornades est de l’ordre de 100 m et la longueur moyenne de leur trajectoire de quelques kilomètres. On estime que la vitesse maximale en bordure du tube de tornades extrêmes est supérieure à 139 m/s (500 km/h). Mais les rafales de la plupart des tornades ne dépassent guère 27,8 m/s (100 km/h).

En Suisse, on compte en moyenne une à cinq tornades par an. Elles surviennent principalement dans le Jura et dans le nord de la Suisse, mais pas dans les Alpes. Si la plupart des tornades affectant le territoire helvétique causent tout au plus des dommages de faible ampleur en raison de leur modeste extension, d’importants dommages ne sont toutefois pas à exclure (p. ex. en région urbaine).

Tornade dans le Jura
Tornade dans le Jura
Dommages infligés par une tornade
Dommages infligés par une tornade


Termes techniques

La vitesse du vent dépend du climat local, de la topographie du site (crête, berge de lac), des conditions d’urbanisation (pleine nature, agglomération) et de la hauteur de la mesure (au-dessus du sol).

La direction des vents dominants désigne le point cardinal à partir duquel le vent souffle le plus souvent. Elle peut varier fortement entre les régions et localement : le fœhn vient en général du nord (versant sud des Alpes) ou du sud (versant nord des Alpes), la bise vient du nord / nord-est / est et les tempêtes d’hiver, du nord-ouest / sud-ouest.

Rafale : Les rafales de quelques secondes soumettent les ouvrages à de fortes contraintes. Elles peuvent causer des oscillations et des vibrations.

Le danger de tempête en Suisse : Pointes de rafales tous les 50, 100 et 300 ans

Remarque : les cartes indiquent le risque régional de pointes de rafales lors de tempêtes d’hiver. Elles ne prennent toutefois pas en compte les effets localisés ainsi que les tempêtes d’été et les rafales d’orage. Les valeurs pour les pointes de rafales ne doivent donc pas être interprétées comme des valeurs précises et exactes et ne remplacent pas une expertise du site. Les pointes de rafales dans les régions exposées des hautes Alpes sont notamment sous-évaluées.

Échelles de mesure du vent tempétueux : force du vent et dommages potentiels

Les valeurs des échelles de mesure du vent tempétueux sont des vitesses de vent moyennes (sur 10 minutes) et non des pointes de rafales. L’échelle de Beaufort est subdivisée en 13 degrés. À partir de 75 km/h, un vent est considéré comme tempétueux. Des objets de taille moyenne peuvent alors être déplacés ou des tuiles soulevées du toit. Les vents de vitesse supérieure à 118 km/h sont assignés au degré le plus élevé de l’échelle, les « ouragans », qui peuvent entraîner des ravages désastreux.

Echelle de Beaufort (vitesses moyennes sur dix minutes)
Relation : vitesse moyenne - pointes de rafales

Les rafales peuvent atteindre des vitesses supérieures à 150 km/h sur le Plateau et dans les Préalpes. Sur les crêtes alpines, elles peuvent dépasser même les 250 km/h. C’est la raison pour laquelle il existe l’échelle Torro applicable aux tempêtes d’Europe centrale, qui décrit les dommages possibles dans une plage de 75 à 500 km/h :

Échelle Torro (rafales tempétueuses en Europe centrale, Dotzek et al. 2000)

Pour les prévisions météorologiques et les alertes orages (www.dangers-naturels.ch, www.alarmemeteo.ch) les classes suivantes de force du vent sont utilisées :

Niveaux d'alerte Alarme-Météo
Degrés de danger MeteoSuisse

Paramètres d’intensité pour le dimensionnement des mesures

Les actions sont déterminées selon les normes SIA. Pour procéder au dimensionnement des mesures visant à protéger des objets, il faut disposer de données concernant la pression dynamique de référence, la direction des vents dominants et les conditions de vent locales. La pression dynamique de référence et la méthodologie s’y rapportant sont tirées de la norme SIA 261. Les données concernant la direction des vents dominants et les conditions de vent locales seront éventuellement complétées par un spécialiste.

Les projeteurs ont tout intérêt à exiger de leurs partenaires de construction la preuve du respect des normes SIA, en particulier de la norme SIA 261. De nombreux sinistres sont dus à des preuves manquantes, incomplètes ou à des liaisons insuffisantes. Il est donc important que le maillon le plus faible – « la dernière vis » – corresponde à ces normes.

Données initiales

Notations

qp [kN/m2]: Pression dynamique
vw [m/s]: Vitesse du vent
vt [m/s] Vitesse du débris
ρl [t/m3]: Densité de l'air
v [m]: Largeur du bâtiment (selon la norme SIA 261)
d [m]: Longueur du bâtiment (selon la norme SIA 261)
h [m]: Hauteur du bâtiment (selon la norme SIA 261)
α [°]: Inclinaison du toit
φ [°]: Direction du vent dans le plan horizontal
m [t]: Masse d'un objet percutant le bâtiment
hb [m]: Hauteur de chute de l'arbre
Ekin [J]: Energie cinétique à l'impact d'un débris
g [m/s2]: Accélération gravitationnelle (9.81 m/s2)

 

Situations de danger

Les effets du vent sur le bâtiment



Situation de danger 1 : Bâtiment étanche (pas de pression interne)

Les façades et toits subissent des forces de pression et de succion en fonction de la direction du vent et de sa vitesse.

 

Situation de danger 2 : Bâtiment non étanche (pression interne et succion interne)

Un bâtiment est considéré comme ouvert lorsque la proportion d’ouvertures sur l'une des faces du bâtiment est supérieure à 5 % de la surface en question. Sont considérés comme ouvertures les orifices d’aération, fentes de ventilation, portes, fenêtres, bandes vitrées et éléments similaires, qui ne sont pas toujours fermés en cas de tempête.

Situationen mit Innendruck und Innensog
Situationen mit Innendruck und Innensog

Une fenêtre ou une porte ouverte occasionne soit une pression interne, soit une succion interne, selon que cette ouverture est située sur les côtés du bâtiment exposés ou non exposés au vent. Une situation particulièrement défavorable est une superposition dans la même direction des forces de pressions et de succion générées par des sollicitations internes et externes.

Situation de danger 3 : Toit en saillie

Sur un toit raide en saillie, des forces de pression depuis le bas et des forces de succion depuis le haut se superposent sur le côté non exposé au vent. Sur un toit plat en saillie, ce phénomène se produit des deux côtés.

Situation de danger 4 : Impact de débris

L’impact de débris emportés par le vent menace principalement la façade exposée au vent, surtout ses fenêtres non protégées. Cela a pour effet qu’un bâtiment étanche perd son étanchéité. Les personnes encourent donc un danger élevé. L’énergie cinétique dégagée lors de l’impact d’un débris dépend de sa masse m et de sa vitesse vt (inférieure à celle du vent). Les débris peuvent être des éléments de toiture ou de façade arrachés, du gravier emporté sur un toit plat, un chapeau de cheminée, un meuble de jardin, du petit bois, un appareil de jeu ou de jardin, etc.

Impact de débris
Impact de débris

Situation de danger 5 : impact d’un arbre

Le toit et les balcons sont les premiers touchés par la chute d’un arbre. Dans sa chute, un arbre peut aussi pénétrer à l’intérieur du bâtiment. L’énergie cinétique de l’impact dépend en grande partie de la hauteur de chute et de la masse de l’arbre m.

Impact d’un arbre
Impact d’un arbre

Actions

Détermination de la charge du vent

La charge du vent est déterminée selon la norme SIA 261. Les facteurs suivants sont considérés : l’altitude, la catégorie de terrain, la hauteur du bâtiment, la direction du vent, la forme du bâtiment, les parties non étanches et les ouvertures, la surélévation dynamique des résonances. Selon la norme SIA 261, lors de la détermination de la charge du vent, il faut aussi considérer l’action de la neige afin d’identifier la situation de danger déterminante.

Pression dynamique

Selon la norme SIA 261, la pression dynamique dépend de la nature du vent, de la rugosité du sol (catégories de terrain : rives des lacs, vastes plaines, localités / milieux ruraux et zones urbaines étendues), de la forme de la surface du terrain et de la hauteur de référence.

La pression dynamique qp et la vitesse du vent vw sont reliées comme suit :

`q_p = (rho_l/2)v_w^2 [kNm^-2]`

(densité de l’air = 0,00125 [t/m3])

Pointes de succion

Des pointes de succion frappent les bords et les angles des surfaces exposées aux forces du vent. Ces pointes sont provoquées par les changements de direction marqués, générant des vitesses de courant élevées. Elles peuvent être plusieurs fois supérieures à la force de succion moyenne que l’on observe dans les secteurs normaux. Les secteurs concernés du bâtiment doivent être dimensionnés spécifiquement et il faut mettre en œuvre des mesures contre les forces de succion accrues dues au vent.

Sous-toiture ouverte / fermée

La sous-toiture est considérée comme ouverte lorsque sa perméabilité à l’air est supérieure à celle de la couverture ou de l’étanchéité (p.ex. tôle d’acier trapézoïdale sans dispositif d’étanchéité aux liaisons et aux raccords). Une sous-toiture est fermée lorsque sa perméabilité à l’air est inférieure ou égale à celle de la couverture ou de l’étanchéité.

L’ouverture de la sous-toiture a occasionné une superposition de pression interne et de succion externe dues au vent. Le toit n’a pas résisté à ces contraintes.
L’ouverture de la sous-toiture a occasionné une superposition de pression interne et de succion externe dues au vent. Le toit n’a pas résisté à ces contraintes.
L’ouverture de la sous-toiture a occasionné une superposition de pression interne et de succion externe dues au vent. Le toit n’a pas résisté à ces contraintes.
L’ouverture de la sous-toiture a occasionné une superposition de pression interne et de succion externe dues au vent. Le toit n’a pas résisté à ces contraintes.

Pression exercée par l’impact de débris

Lors des tempêtes, la pression exercée par l’impact des débris emportés par le vent exerce une action déterminante, en sus de la charge due au vent (situation de danger 4). Les bâtiments élevés équipés de façades sensibles (p.ex. en verre) sont particulièrement vulnérables à ce phénomène. Il convient de veiller tout particulièrement à ce qu’il n’y ait pas de danger pour les personnes.

 

Impact de débris
Impact de débris

Dérivée des travaux de Wills et al. (2002), la vitesse des débris et leur énergie cinétique peuvent être estimées en regard de la vitesse du vent qui les emporte. Les objets surfaciques revêtent l’énergie destructrice la plus élevée, suivis des objets linéaires et des objets sphériques.

Tableau : Vitesse et énergie cinétique de débris surfaciques
Tableau : Vitesse et énergie cinétique de débris allongés
Tableau : Vitesse et énergie cinétique de débris sphériques

Pour des énergies jusqu’à environ 50 [J], l’action dommageable des débris percutant une façade peut être estimée au moyen des méthodes de calcul des dommages dus à la grêle. Pour des énergies supérieures à 50 [J], il faut être très prudent lorsque l’on extrapole des données concernant la grêle.

Force d’impact d’un arbre qui se renverse

La force d’impact d’un arbre qui se renverse dépend de sa taille, de son diamètre, de la formation de sa couronne et de sa distance par rapport au bâtiment touché, ainsi que de la hauteur du bâtiment en question. La force varie sur une fourchette de 10 à plus de 100 kN (de 1 à plus de 10 t). Voir Schlüter, Gerold 2003.

Exemple de dommage dû à la chute d’un arbre
Exemple de dommage dû à la chute d’un arbre

Cheminement des efforts du toit aux fondations (verticalement et horizontalement)

Les forces calculées à l’extérieur et à l’intérieur du bâtiment doivent être transmises du toit aux fondations par l'intermédiaire de l’ensemble de la construction et de ses composants. Des dommages surviennent lorsque le cheminement des efforts est discontinu, par exemple lorsqu’il est interrompu entre la couverture du toit et la dalle du bâtiment ou entre un pilier et les fondations.

Protagonistes et responsabilités concernant le dimensionnement

De nombreux sinistres sont dus à des vérifications insuffisantes ou inexistantes ou à un manque de communication. Les normes de construction doivent être respectées « jusqu’à la dernière vis ». Les acteurs et leurs responsabilités sont réglés dans les normes SIA 102, 103 et suivantes.

Types et causes de dommages

Rupture de l’enveloppe du bâtiment

Des éléments du toit et de la façade (en particulier les liaisons) n’ont pas résisté aux forces de succion. De nombreux bâtiments subissent de légers dommages sous la forme de rupture de quelques éléments, généralement exposés, de l’enveloppe.

Rupture de l’ensemble du toit

La rupture de l’ensemble du toit est souvent due à des conditions de vent particulières, par ex. à un endroit exposé sur une vaste plaine. Pour les nouveaux bâtiments, ce type de dommages est très rare, et très souvent imputable à des fautes de construction.

Les dommages observés à la toiture des nouvelles constructions et des transformations sont le plus souvent dus à un manque de transmission des charges dans la construction porteuse :

  • Fixation insuffisante ou fixation mécanique déficiente de la couverture sur la construction porteuse, spécialement aux angles et aux bords, mais aussi au milieu du toit
  • Collage déficient entre la couverture et l’isolation thermique ou entre celle-ci et la construction porteuse
  • Raccords ou fermetures de bords insuffisants ou inadaptés
  • Omission de la pression régnant dans le bâtiment et de l’ancrage des éléments sur les bords

 

L’utilisation de clous lisses au lieu de vis ou, à défaut, de clous rainurés ou torsadés s’est soldée par un dommage total de ce toit en tôle profilée.

Utilisation de clous lisses

Il arrive fréquemment que les liaisons entre la couverture et le voligeage, entre le voligeage et le contre-lattage, ainsi qu'entre le contre-lattage et les chevrons ne soient pas vérifiées numériquement. Le maître de l'ouvrage ou son représentant est tenu d'exiger explicitement cette vérification du chef de projet ou du spécialiste qui en est chargé.

Liaisons entre la couverture et le voligeage

Ce toit d'une nouvelle construction, dont les fixations entre le contre-lattage et les chevrons étaient insuffisantes. Il a été soulevé et projeté sur la place de parc (danger pour les personnes!).

Fixations insuffisantes entre le contre-lattage et les chevrons

Les avant-toits dépourvus de sous-toiture sont inaptes à résister aux efforts de pression et de succion générés par le vent, même de faible vitesse.

Avant-toits dépourvus de sous-toiture

Soulèvement du bâtiment

Le soulèvement de tout le bâtiment ou de parties de celui-ci affecte principalement les constructions légères.

 

Rupture de l'ensemble de la structure porteuse

La rupture de l’ensemble de la structure porteuse est exceptionnelle en Suisse.

La construction ouverte en bois de la photo n’a pas résisté aux charges occasionnées par l’ouragan Lothar. La superposition de pression interne et de forces de succion a provoqué l’effondrement de la structure porteuse. On peut partir du principe que la construction n’a pas été correctement dimensionnée en tenant compte du vent.

Pression interne

Les dommages dus à la pression régnant à l’intérieur de bâtiments sont rares en Suisse.

Une fenêtre n’a pas résisté à la charge occasionnée par la pression du vent de la tornade. Il en a résulté une importante pression interne, qui a arraché les portes de leurs ancrages dans cet espace intérieur.

Entretien insuffisant

La négligence dans l’entretien des toits, façades, portes, volets, stores et fenêtres peut être à l’origine de l’apparition de points faibles. Les lacunes les plus fréquentes revêtent la forme de tuiles manquantes ou défectueuses, de crochets tempête manquants, de toit perméable, de planches de rive ou de virevent pourries, de chapeaux de cheminées déficients ou de façades défectueuses. Ces petits dommages peuvent être la cause de dommages subséquents plus graves.

Transformation inappropriée

L’équilibre statique peut être compromis en cas de modification des parois ou des colonnes porteuses. Il n’est pas rare que des composants importants du contreventement du bâtiment soient affaiblis ou retirés sans rétablir l’équilibre des forces. Les éléments restants subissent alors des charges additionnelles qui n’avaient pas été prises en compte lors du dimensionnement initial.

Mesures de protection

Le respect rigoureux des normes de construction permet d’assurer une protection suffisante contre les tempêtes pour le système porteur et l’enveloppe du bâtiment (objectifs de protection). Pour procéder au dimensionnement selon la norme SIA 261, il faut fournir toutes les preuves (p.ex. par l’intermédiaire d’un ingénieur civil). Les normes de construction doivent être respectées « jusqu’à la dernière vis ». Exigez les preuves correspondantes à vos partenaires de construction. De nombreux dommages sont dus à des vérifications insuffisantes ou inexistantes ou à un manque de communication

Propositions de concepts et de mesures de protection pour les différentes parties du bâtiment : protection des bâtiments

Normes et directives

Normes de construction générales et relatives aux structures porteuses

Normes générales

SIA 480 (2016) : Calcul de rentabilité pour les investissements dans le bâtiment. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

 

Normes sur les structures porteuses

SIA 260 (2013) : Bases pour l'élaboration des projets de structures porteuses. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 261 (2014) : Actions sur les structures porteuses. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 261/1 (2003) : Actions sur les structures porteuses – Spécifications complémentaires. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA D 0188 (2006) : Wind – Kommentar zum Kapitel 6 der Normen SIA 261 und 261/1 (2003) Einwirkungen auf Tragwerke. Schweizerischer Ingenieur- und Architektenverein, Zürich.

SIA 269 (2011) : Bases pour la maintenance des structures porteuses. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 269/1 (2011) : Maintenance des structures porteuses - Actions. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich

SIA 465 (1998) : Sécurité des ouvrages et des installations. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 469 (1997) : Conservation des ouvrages. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

ISO 4354 (2009) : Actions du vent sur les structures.

 

Normes des produits de construction avec des exigences concernant les tempêtes (sélection)

Systèmes de murs extérieurs

EN 12865 (2001) : Performance hygrothermique des composants et parois de bâtiments - Détermination de la résistance à la pluie battante des systèmes de murs extérieurs sous pression d'air pulsatoire.

EN ISO 15927-3 (2009) : Performance hygrothermique des bâtiments - Calcul et présentation des données climatiques - Partie 3: Calcul d'un indice de pluie battante pour surfaces verticales à partir de données horaires de vent et de pluie (ISO 15927-3:2009).

ÖNORM B 1300 (2012) : Objektsicherheitsprüfungen für Wohngebäude – Regelmässige Prüfroutinen im Rahmen von Sichtkontrollen und zerstörungsfreien Begutachtungen, Grundlagen und Checklisten.

 

Portes, fenêtres, fermetures extérieures

SIA 329 (2012) : Façades rideaux. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 329.005 (2000) : Façades rideaux - Résistance à la pression du vent - Méthode d'essai (SN EN 12179). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 329.008 (2001) : Façades rideaux -  Résistance structurelle au vent - Prescriptions de performance (SN EN 13116). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 329.011 (2016) : Façade rideaux - Résistance au choc - Prescriptions de performance (SN EN 14019). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 331 (2012) : Fenêtres et portes-fenêtres. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 331.051 (2016) : Fenêtres et portes - Résistance au vent - Méthode d'essai (SN EN 12211). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 331.054 (1980) : Méthodes d'essais des fenêtres - Essais mécaniques (SN EN 107). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 331.181 (2002) :Verre dans la construction - Essai au pendule - Méthode d'essai d'impact et classification du verre plat (SN EN 12600). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 331.303 (2016) : Fenêtres et portes - Résistance au vent - Classification (SN EN 12210). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 331.308 (2002) : Fenêtres et portes - Durabilité mécanique - Prescriptions et classification (SN EN 12400). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

Ift – Richtlinie FE-05/2 (2005) : Einsatzempfehlungen für Fenster und Aussentüren; Richtlinie zur Ermittlung der Mindestklassifizierung in Abhängigkeit der Beanspruchung; Teil 1 Windwiderstand, Schlagregendichtheit und Luftdurchlässigkeit.

Ift – Richtlinie AB-01/1 (2006): Widerstand gegen Windlasten. Einsatzempfehlung für äussere Abschlüsse. Richtlinien zur Auwahl geeigneter Windklassen nach EN 13659.

ISO 15821 (2007) : Türen, Türelemente und Fenster – Prüfung der Schlagregendichtheit unter dynamischem Druck – unter Zyklonbedingungen.

ISO 16932 (2016): Glas im Bauwesen – Sturmwindhemmende Sicherheitsverglasung – Prüfverfahren und Klassifizierung.

SIA 342 (2009) : Protection des baies contre le soleil et les intempéries. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 342.003 (2013) : Fermetures pour baies équipées de fenêtres et stores extérieurs - Résistance aux charges de vent - Méthodes d'essai et critères de performance (SN EN 1932). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 342.016 (2015) : Stores extérieurs - Exigences de performance, y compris la sécurité (SN EN 13561). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 342.017 (2015) : Fermetures et stores vénitiens extérieurs - Exigences de performance y compris la sécurité (SN EN 13659). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 343 (2014) : Portes. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 343.061 (1999) :Vantaux de portes - Détermination de la résistance au choc de corps dur (SN EN 950). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 343.101 (2000) : Portes équipant les locaux industriels, commerciaux et les garages - Résistance à la charge de vent - Classification (SN EN 12424). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 343.108 (2000) : Portes équipant les locaux industriels, commerciaux et de garage - Résistance à la charge de vent - Essais et calculs (SN EN 12444). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

 

Revêtement de toits et de façades

SIA 232/1 (2011) : Toitures inclinées. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232/2 (2011) : Bardages. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 118/232 (2011) : Conditions générales relatives aux toitures inclinées et aux bardages - Dispositions contractuelles spécifiques aux normes SIA 232/1:2011 et SIA 232/2:2011. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232.301+A1 (2014) : Plaques d'éclairement profilées, simple paroi, en matière plastique, pour toitures, bardages et plafonds intérieurs et extérieurs - Exigences et méthodes d'essai (SN EN 1013+A1). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232.601+A1 (2016) : Ardoises en fibres-ciment et leurs accessoires en fibres-ciment - Spécification du produit et méthodes d'essai (SN EN 492+A1). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232.602+A1 (2015) : Plaques profilées en fibres-ciment et accessoires - Spécifications du produit et méthodes d'essai (SN EN 494+A1). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232.603+A1 (2016) : Plaques planes en fibres-ciment - Spécifications du produit et méthodes d'essai (SN EN 12467+A1). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232.105 (2013) : Tuiles et accessoires en terre cuite - Définitions et spécifications des produits (SN EN 1304). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232.701 (2004) : Détermination de la résistance au soulèvement des tuiles en terre cuite ou béton mises en béton mises en oeuvre sur la toiture - Methode d'essai par système de toiture (SN EN 14437). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 243 (2008) : Isolations thermiques extérieures crépiesIsolations thermiques extérieures crépies. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 232.353 (2006) : Éléments de couverture - Lanterneaux continus en matière plastique avec et sans costière - Classification, spécifications et méthodes d'essais (SN EN 14963).

SIA 271 (2007) : L'étanchéité des bâtiments. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 270 (2014) : Etanchéité et évacuations des eaux - Bases générales et délimitations. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 281 (2013) : Lés d'étanchéité - Lés d'étanchéité en matière synthétique, bitumineux ou à base d’argile - Essais des produits et des matériaux, désignations de produit. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

 

Feuilles souples d'étanchéité

SIA 289.307 (2012) : Abdichtungsbahnen – Bitumen-, Kunststoff- und Elastomerbahnen für Dachabdichtungen – Bestimmung des Widerstandes gegen Hagelschlag. (SN EN 13583). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 281.001 (2013) : Feuilles souples d'étanchéité - Feuilles bitumineuses armées pour l'étanchéité de toiture - Définitions et caractéristiques (EN 13707). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 280.101 (2012) : Abdichtungsbahnen – Kunststoff- und Elastomerbahnen für Dachabdichtung – Definitionen und Eigenschaften (EN 13956). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

 

Etanchéité des joints

SIA V118/274 (2010) : Conditions générales relatives à l’étanchéité des joints dans la construction - Dispositions contractuelles spécifiques à la norme SIA 274:2010. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

SIA 274 (2010) : Etanchéité des joints dans la construction - Conception et exécution. Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

 

Capteurs solaires

EN 12975-1+A1 (2011) : Installations solaires thermiques et leurs composants - Capteurs solaires - Partie 1: Exigences générales.

EN 12975-2 (2006) : Installations solaires thermiques et leurs composants - Capteurs solaires - Partie 2: Méthode d'essai.

EN 12976-2 (2017) : Installations solaires thermiques et leurs composants - Installations préfabriquées en usine - Partie 2: Méthodes d'essais.

EN 61215 (2006) : Modules photovoltaïques (PV) pour applications terrestres - Qualification de la conception et homologation (CEI 61215:2005).

EN 62108 (2008) : Modules et ensembles photovoltaïques à concentration - Qualification de la conception et homologation (CEI 62108:2007); Version allemande EN 62108:2008.

 

Serres

SIA 328.001 (2001) : Serres - Calcul et construction - Partie 1: Serres de production (SN EN 13031-1). Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zürich.

 

Directives techniques (sélection)

Directives générales

HEV (2016) : Paritätische Lebensdauertabelle. Hauseigentümerverband Schweiz / Schweizerischer Mieterinnen und Mieterverband. (Online-Tool)

 

Toiture

Fibrecem (2000) : Richtlinien zur Planung und Ausführung von geneigten Dächern mit Faserzementprodukten. Schweizerischer Faserzement-Verband, Niederurnen.

Suissetec (2003) : Wegleitung für die Bemessung der Befestigung von Bekleidungen und Deckungen aus Dünnblech. Schweizerisches Spenglereigewerbe, Suissetec.

VSZ (2002, 2. Auflage) : Das Tonziegeldach. Verband Schweizerische Ziegelindustrie, Zürich (www.swissbrick.ch).

 

Verre

SIGaB (2007): Le verre et la sécurité. Documentation, Institut Suisse du verre dans le bâtiment, Schlieren.

 

Protection contre le soleil et les intempéries

VSR (2010): VSR Merkblatt über den Einfluss der Windgeschwindigkeiten auf Sonnen- und Wetterschutz-Systeme. Verband Schweiz. Anbieter von Sonnen- und Wetterschutz-Systemen, Zürich. (www.storen-vsr.ch)

 

Serres

Deutsche Hagel (1984): Schadenerfahrungen mit Eindeckungsmaterialien von Gewächshäusern. Deutsche Hagel-Versicherungs-Gesellschaft, Nr. 12, Wiesbaden

 

Bois

Lignum (2012): Holzbautabellen – Handbuch für die Bemessung. Lignum, Zürich. (TCB2 en ligne - Produits destinés aux structures bois)

Lignum (1999): Revêtements de façade en bois non traité. Lignatec Nr. 8, ISSN 1421-0320, Zürich.

 

Echafaudages / Grues

SUVA (2011): Liste de contrôle - Echafaudages de façade. Numéro de commande: 67038.F, Suva, Lucerne.

SUVA (2007): Liste de contrôle - Grues de chantier. Numéro de commande: 67116.F, SUVA, Lucerne.

SUVA (2014): Liste de contrôle pour les conducteurs de grues à tour pivotante. Numéro de commande: 88179.F, SUVA, Lucerne.

 

Littérature

Littérature générale

Egli, Th. (2007): Recommandations - Protection des objets contre les dangers naturels météorologiques. Association des établissements cantonaux d'assurance incendie, Berne.

Fondation de prévention des établissements cantonaux d'assurance (2014): Prevent-Building – une méthode et un outil d’évaluation de l’efficacité, de la rentabilité et de l’acceptabilité des mesures de protection des bâtiments, destinés à parer aux risques naturels gravitationnels et météorologiques. Rapport concernant la phase 1 incluant les adaptations de la phase 2. Groupe de travail Prevent-Building: WSL-Institut pour l'étude de la neige et des avalanches SLF, Egli Engineering AG, Geotest SA, B,S,S. Volkswirtschaftliche Beratung, Version 12.05.2014. (Download)

Suda J. und Rudolf-Miklau F. (Hrsg.) (2012): Bauen und Naturgefahren, Handbuch für konstruktiven Gebäudeschutz. Springer, Wien.

Tempêtes

Ambrose, J., Vergun, D. (1997): Simplified building design for wind and earthquake forces. John Wiley & Sons, Third Edition, New York. ISBN: 978-0-471-19211-4.

Dotzek et al. (2000): Die Bedeutung von Johannes P. Letzmanns “Richtlinien zur Erforschung von Tromben, Tornados, Wasserhosen und Kleintromben“ für die heutige Tornadoforschung. Meteorologische Zeitschrift, 9, 165-174.

Dyrbye, C., Hansen, S.O. (1997): Wind loads on structures. John Wiley and Sons, Chichester.

FEMA (1999): Midwest Tornado of May 3, 1999 – Observations, Recommendations, and Technical Guidance. Building Performance Assessment Report, FEMA 342. Federal Emergency Management Agency, Washington.

FEMA (2000): Design and Construction Guidance for Community Shelters. Federal Emergency Management Agency, No. 361, Washington.

Gerhardt, H.J. (2005): Windschäden. Schadenfreies Bauen, Fraunhofer IRB Verlag, Stuttgart.

GDV (2000): Sturm – Eine Gefahr für bauliche Anlagen. Planungs- und Ausführungshinweise zur Schadenverhütung. Gesamtverband der Deutschen Versicherungswirtschaft, VdS Schadenverhütung, VdS 2389, Köln.

GDV (2000): Sturm – Eine Gefahr für das Dach. Merkblatt zur Schadenverhütung. Gesamtverband der Deutschen Versicherungswirtschaft, VdS Schadenverhütung, VdS 2089, Köln.

Holmes, J.D. (2015): Wind loading of structures. Spon Press, London.

Janser, F. (1995): Windbeanspruchung belüfteter Aussenwände. Dissertation an der Technischen Universität, Berlin.

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Minor, J.E. (2002): Formal Engineering of Residential Buildings. Journal of Architectural Engineering, Vol. 8, No.2, American Society of Civil Engineers, Reston.

Ruscheweyh, H. (1982): Dynamische Windwirkung an Bauwerken. Band1: Grundlagen, Band 2: Praktische Anwendungen, Bauverlag GmbH, Wiesbaden / Berlin.

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Sockel, H. (1984): Aerodynamik der Bauwerke. Vieweg & Sohn, Braunschweig.

Weidmann, M. (2010): Sicherheit von Dächern und Fassaden bezüglich schadenverursachendem Wind. Projekt "Schadensverminderung an Gebäudehüllen unter extremer Windeinwirkung" - Synthesebericht für Architekten, Bauherren und Gebäudeeigentümer. Präventionsstiftung der Kantonalen Gebäudeversicherungen, Bern.

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Zimmerli, B., Hertig, J.A. (2006): Wind – Kommentar zum Kapitel 6 der Normen SIA 261 und 261/1 (2003) Einwirkungen auf Tragwerke. Dokumentation D 0188, SIA, Zürich.

Zuranski, J.A. (1978): Windeinflüsse auf Baukonstruktionen. Verlagsgesellschaft Rudolf Müller, 2. Auflage, Köln.